L'arrêt de la Cour d'Appel est clair: il fallait l'aval des actionnaires et le prix n'est peut-être pas juste.
Quelle solution?
Nous avons déjà écrit que cet arrêt était une chance pour l'Etat belge, les actionnaires, les employés, les clients et pour BNP
D'emblée, disons-le:
la réaction de l'Etat, qui consiste à continuer les procédures et à contourner l'esprit de l'arrêt (en vendant les 50%-1 actions qu'ils ont en leur possession et ne sont pas bloquées par l'arrêt),
n'est en aucun cas une solution et va à l'encontre des objectifs de l'Etat.Comment sortir de ce problème?
Alors que les objectifs de toutes les parties est que Fortis Banque continue à fonctionner, seule ou avec un partenaire, persister dans des actions conflictuelles va à l'encontre de ces objectifs.
Il est impératif que toutes les parties montrent leur maturité:
1. L'Etat
Qu'il reconnaisse son erreur. Ou du moins qu'ils reconnaissent qu'ils ont pris "la moins mauvaise solution à l'époqie compte tenu de ce qu'ils savaient" mais qu'aujourd'hui, connaissant d'autres éléments, cette solution n'était pas la meilleure.
Et qu'ils acceptent de négocier pour trouver une solution au lieu de vouloir sauver la face et d'utiliser des arguties juridiques contraires à l'esprit de l'Arrêt, et surtout à leurs objectifs. car cette manière de faire va pourrir le dossier et utiliser des ressources qui peuvent être tellement mieux utilisées.
2. Les actionnaires.
Les actionnaires doivent oublier leur fureur par rapport à l'ancien CA.
Ils doivent aussi s'informer intelligemment. Les "association de défense" peuvent jouer un rôle, à la condition qu'ils aient comme objectif d'aider les actionnaires à décider et ne décident pas à leur place.
Les actionnaires doivent donc pouvoir décider en connaissance de cause. Que chaque solution soit clairement exprimée et que les conséquences positives et négatives de ces solutions soient aussi clairement communiquées.
3. L'ancien CA
L'ancien CA avait, selon moi, reconnu que l'achat d'ABN AMRO était, au moment où la décision avait été prise, une bonne décision, mais que a posteriori, ils se rendaient compte que le prix avait été trop élevé et le timing mal choisi.
L'ancien CA, au lieu de continuer à essayer vainement de défendre l'indéfendable, devrait aussi reconnaître que le démantèlement leur avait semblé être la seule solution à l'époque. Il devrait dès lors reconnaître que la suite des événements leur a donné tort.
L'ancien CA devrait aussi oeuvrer pour une solution. Ils ont la connaissance et l'expérience pour trouver des solutions constructives.
A mon avis, ils devraient proposer à l'AGE du 19/12 de pouvoir demander au Vicomte Davignon de les aider à trouver cette solution. Le Vicomte étant alors "simple consultant" et pas un administrateur.
4. BNP
BNP, par respect pour les actionnaires et les clients de Fortis, devrait accepter lui aussi, de s'asseoir à la table de négociation. En faisant une offre acceptable. Qui pourra être acceptée ou refuser.
5. Les employés de Fortis.
Souvent oubliés, ils pourraient faire entendre leur voix. Si les actionnaires sont importants pour eux, ils sont importants pour les actionnaires. Entendre leur avis serait plus qu'utile.
6. Les clients.
Les clients peuvent montrer leur loyauté par rapport à leur banque en refusant de céder à une panique injustifiée.
Nous sommes confiants.
Ou bien devons-nous croire que l'Etat, que les actionnaires, que les clients, que les employés, que BNp... ne sont pas assez mûrs pour trouver une vraie solution?
Une chance pour l'Etat belge, les actionnaires, BNP, les employés et les clients Pour quelle solution? L'arrêt est clair: le démantèlement de Fortis devait recevoir l'aval des actionnaires. Entre les lignes il est aussi dit que le prix payé n'est pa
Suivi: Déc 14, 14:06