Les 16 et 17 octobre 2008 se tenait le 5 ème colloque international de la BNB.
Quelques réflexions éparses suite à ce colloque.
Pour ceux que cela intéresse, la plupart des interventions avaient lieu sur base de "Working papers" qui sont accessibles sur le site de la
BNB.
Ces interventions étaient hautement techniques. Chacune se basaient sur des études fouillées et fortement documentées. cela ne veut pas dire que tout ce qui était dit était vrai. preuve en est qu'après chaque intervention, une analyse succinte était réalisée par un pair, avec des critiques positives et des suggestions d'amélioration.
Ce que j'en ai retenu, et ce bien sûr de manière très partiale et partielle:
1. Les mesures des banques centrales souffrent d'erreurs de perception "misperceptions", que ce soit au niveau de la croissance, de l'inflation, de la quantité de monnaie. Par exemple:Central bank misperceptions and the role of money in interest rate rules
2. L'outil du taux d'intérêt n'est pas toujours efficient, puisque les agents économiques (banques, entreprises, ménages) influencent aussi ce taux d'intérêt. Par exemple: Credit frictions and optimal monetary policy
3. L'économie est difficile à prévoir et donc, la politique de contrôle et de suivi en est difficile. Par exemple: Imperfect information, macroeconomic dynamics and the yield curve: an encompassing macro-finance model
4. Les règles de bâle II ont eu l'effet inverse de son objectif. ces règles ont eu un effet procyclique certain.
De plus, la plupart des interventions essayaient de déterminer comment les "chocs", à savoir des mouvement difficilement prévisibles quant à leur survenance d'abord, mais encore plus quant au moment de leur survenance et encore plus quant à leur ampleur, comment ces choces pouvaient être pris en compte et "amortis" par les banques centrales.
Je vous laisse vous faire votre propre opinion à la lecture de ces documents.
Mon avis personnel est que si les déclarations de diverses personnes peuvent sembler positives dans un premier temps, il faut beaucoup plus d'humilité et se rendre compte que le choix est simple: on réglemente à outrance. Avec les risques que cette réglementation soit contreproductive (bâle II, CRA, etc.) et que le résultat soit pire, soit on réglemente moins, et on accepte des chocs plus ou moins brutaux.
On a déjà beaucoup parlé des causes de la crise. Certains accusent le système libéral (même le système capitaliste!), d'autres l'intervention de l'Etat. Je me pose tout de même la question de savoir si les banques centrales sont du domaine privé ou
Suivi: Oct 28, 11:03