Nous reproduisons in extenso le Communiqué de presse de BFM.
Parce que cela nous semble important. Parce que BFM était la seule radio d'information en Communauté française. Parce que nous nous disons que le CSA n'a peut-être pas été assez attentif.
COMMUNIQUE DE PRESSE : 06/10
BFM
: un scénario inquiétant…
une marque bien vivante !
Ce 2
octobre, il nous revenu par voie de presse que le CSA aurait décidé de ne pas
octroyer à BFM - la seule radio 100% infos - le dernier réseau de fréquences
encore disponible (le réseau urbain U2). Malgré les réactions offusquées de son
président, de nombreux éléments tendent à montrer que le CSA aurait
manifestement émis un vote politique : une collusion de ses membres PS et CDh,
rejoints par 1 Ecolo (un égarement ?), aurait voté contre BFM, pour lui
préférer un autre projet (Ciel Info) qui ne se distingue en rien des radios
déjà en place : un format musical, agrémenté de 15% d' infos tout au
plus !
Si
ces informations non officielles venaient à se confirmer, le format
« music and news » serait amené à régner en maître de façon uniforme
au sein des radios privées. Le format original entièrement dédié à
l'information et seul capable d'offrir un vrai pluralisme serait lui relégué
aux oubliettes ! Un scénario impensable…
Les
réactions de centaines d'auditeurs alertés par cette information ont
immédiatement fusé sur les différents forums des quotidiens francophones.
Nous
tenons d'ores et déjà à les remercier et demandons urgemment au CSA de se
ressaisir !!
En
attendant les notifications officielles du CSA quant à ce deuxième appel
d'offres, la direction de BFM souhaite immédiatement couper court aux
informations parues dans la presse relatives aux arguments qui auraient joué en
défaveur de notre projet radio.
1.
Diversité, position significative : les errements et contradictions du CSA
Comme
nous l'avons déjà noté ci-dessus, tout observateur attentif notera qu'on est
très loin de respecter la fameuse exigence de diversité de l'offre
radiophonique privée tant clamée par le CSA!
Nous
exigeons du CSA qu'il définisse clairement ses critères en matière de diversité
de l'offre.
Cette
offre est aujourd'hui dominée par 5 stations musicales, qui ne se distinguent
que par leur cœur de cible réparti uniquement en fonction de l'âge : 2 stations
'ados' (NRJ, FUN), 2 stations toutes générations (Contact- Bel RTL) et une
station essentiellement adulte (Nostalgie).
Ciel
Info s'inscrit dans ce panel de radios musicales au faible pourcentage
d'informations.
La
case « Tout à l'info ! », que nous estimons nécessaire à la diversité de
l'offre au sein du privé, et réclamée par des milliers d'auditeurs, reste
donc sans locataire !!
Le
monopole des formats musicaux dans le paysage radio privé organisé en réseaux
en Communauté française est une entorse visible au pluralisme exigé par les
citoyens.
Comment
expliquer que les membres du Collège d'Autorisation et de Contrôle du CSA
restent à ce point sourds aux missions que leur ont confiées les milliers
d'auditeurs francophones, à savoir la mise en place et le respect d'une réelle
diversité de l'offre dans le secteur privé ? Ont-ils réellement les mains
libres quandil s'agit de répartir l'offre
radiophonique ?
De
quel droit les 7 membres qui auraient voté contre BFM - Marc Janssen
(PS), Henry Goffin (PS), Michel Hermans (PS), Luc Heyneman (PS), Sophie
Bertrand (CDh), Jean-Claude Guyot (CDh) et Pierre François Docquir (Ecolo) –
estiment-ils qu'une radio 100 % infos ne peut avoir sa place au sein des
réseaux radios privés francophones ?
Des
milliers d'auditeurs ont dès lors l'impression qu'on leur confisque le droit à
une réelle diversité ! Les questions que nous avançons ci-dessus
représentent des enjeux cruciaux dans une société qui se veut démocratique…
Quant
à l'écueil de la position significative des groupes médias, que le CSA voulait
tant éviter et qui a hypothéqué l'autorisation de BFM en première session, les
informations parues dans le presse ce 03 octobre (voir l'Echo) font état de la
constitution dans les mois qui viennent d'un duopole dominant ! L'objectif
poursuivi par le CSA risque donc clairement de ne pas être rempli sur cepoint.
Pour
rappel, toujours dans ce chapitre, l'indépendance structurelle de BFM par
rapport à la holding Radio H (RTL – Contact) est désormais clairement
démontrée. Les nouveaux éléments ont été joints à la candidature pour le 2ème
appel d'offres. Si l'on se réfère toujours aux dernières informations parues
dans la presse, le CSA semble avoir complètement ignoré ce nouvel élément.
2.
Solidité financière : la réalité des chiffres !
Apparemment,
BFM aurait cette fois-ci été recalée 'parce que son projet ne présentait pas
les critères de solidité financière suffisante.'
Cet
argument est non fondé et donc contestable ! Les quelques chiffres avancés
ci-après parlent d'eux-mêmes. Nous sommes la seule radio jusqu'ici à avoir eu
l'audace de présenter nos comptes à la presse (conférence de presse du 27 août
dernier) en toute transparence.
Les
trois derniers exercices de BFM démontrent un bénéfice d'exploitation cumulé de
350.000,€ preuve que le format est viable. Le confort apporté par les nouvelles
fréquences ne fera que consolider ce chiffre. La preuve d'un business plan réaliste
et solide quant à la production de 80% de production propre par BFM fait partie
du projet rendu au CSA. BFM possède 4 réservoirs de financements facilement
activables.
En
outre, le plan financier remis au CSA dans le cadre du 1er appel d'offres de juin
avait reçu une note positive sans réserves. Celui du 2e appel d'offres est tout
aussi cohérent !
Au
regard des chiffres qui concernent cette fois le projet qui serait retenu au
détriment de BFM (Ciel Info - perte de l'exercice en 2007 : - 697.045,32
€ ; perte à reporter : - 768.984 € et, selonson Administrateur délégué lui-même, un
investissement de 3 millions d'euros qu'il faudra amortir!! ), il estinconcevable d'avancer l'argument de la solidité
financière pour rejeter BFM.
Il
suffit de consulter les bilans respectifs de tous les candidats sur le site de
la Banque Nationale pour avoir une idée claire quant à la solidité financière.
Cet exercice n'a manifestement pas été effectué par les membres du CSA.
Par
conséquent, sur ce point également, nous demandons au CSA de se ressaisir
urgemment et de faire preuve de cohérence.
3.
L'avocat du CSA remet à BFM le bulletin d'évaluation des candidats !
Volontairement, ou par réflexe administratif, Me François
Jongen, l'avocat du CSA, a fourni à BFM la feuille d'évaluation de la radio par
le jury du CSA (comme il a d'ailleurs complaisamment donné celles de tous les
candidats aux réseaux urbains !), et ... nous l'en remercions.
Ces documents circulent et sont entrés dans le domaine
public. Le bulletin de BFM est excellent, et, comme notre offre n'a pas varié
d'un iota, notre nouvelle feuille d'évaluation pour la candidature au réseau
U2bis ne pourra qu'être identique, sous peine pour le CSA d'être soupçonné
d'incohérence, voire plus grave de manipulation, ce que personne n'ose
imaginer.
.
Si
le CSA souhaite être aussi transparent que nous, nous lui conseillons de rendre
publiques toutes les évaluations de tous les candidats ! La nôtre est
disponible.
La
régulation tant demandée par les citoyens en ces temps de crise économique doit
passer avant tout par une totale transparence quant aux informations qui
régissent le quotidien des citoyens.
4.
Démocratie ... particratie ?
Nous
attendons donc avec impatience les notifications officielles du CSA. Une
nouvelle fois, les informations parues dans la presse la semaine dernière
suscitent les plus vives inquiétudes. D'aucuns évoquent le scénario d'un vote
purement politique qui aurait précédé l'analyse complète et définitive des
arguments de chaque candidat. Le moindre élément tangible qui viendrait
confirmer cette thèse mettrait à nouveau en danger les principes démocratiques
de notre société.
De
façon très étonnante, on voterait donc d'abord, on justifierait ensuite, par la
magie de la post-rationalisation. Parlant du mal belge, Rudy Aernoudt rappelait
dans son récent ouvrage ( "Les péripéties d'un cabinettard" ) que 'c'est
la particratie qui tue la démocratie.' Le CSA voudrait-il lui donner
raison ?
A
l'heure actuelle, le CSA ne confirme ni n'infirme rien. Un ressaisissement, une
subite lucidité, des prises de conscience sont donc toujours possibles.
Il
nous revient par ailleurs que le CSA et les partis politiques communiquent de
façon incohérente aux interpellations de nos auditeurs, ce qui nous laisse à
penser que la transparence est loin d'être de mise dans l'octroi du dernier
parc de fréquences FM !
Dans
la réponse qu'il apporte aux auditeurs de BFM, le président du CSA affirme
qu'il n'y a pas encore eu de décision prise et que son institution est
indépendante des partis. Le président du PS indique, quant à lui, que le CSA a
effectué son choix suivant les critères définis dans le décret qui régit le
secteur. Quant au CDh, il se tait dans toutes les langues ! Il n'a jamais
daigné répondre aux interpellations des auditeurs depuis le fameux courrier
anonyme qui a écarté BFM de l'attribution d'un réseau de fréquences en juin
dernier.
5.
Malgré le préjudice grave avéré, BFM est une marque qui a de l'avenir
La
vraie valeur de BFM, c'est sa marque. Elle survivra à cette tempête même
si à l'heure actuelle le scénario d'une disparition de la bande FM est totalement
IMPENSABLE !
Nous
avons pu mesurer, ces dernières semaines, combien la complicité avec nos
auditeurs était forte, combien l'image de notre marque était bonne, combien
l'attachement du public et des partenaires était solide. Un immense réseau de
sympathie pour BFM s'est installé et devient le socle de son avenir. Les
difficultés ont aussi décuplé son taux de notoriété.
Enfin,
rappelons que l'interdiction d'émettre en F.M. exigée par le CSA relève du préjudice
grave pour notre entreprise (c'est le Conseil d'Etat qui le confirme).
C'est
vrai, nous en examinons sérieusement l'impact, et les actions à entreprendre.
Loin
d'être la fin d'une histoire, c'est le début d'une nouvelle aventure pour BFM,
ses partenaires et ses auditeurs, quelle que soit la décision finale officielle
de l'autorité administrative.
A
quelques mois à peine de nouvelles échéances électorales cruciales pour
l'avenir du pays, il convient de ne pas rater l'épilogue de ce dossier
radiophonique qui concerne le quotidien de 4,5 millions de francophones. La
crise politique du pays sur laquelle s'est greffée la toute récente et
inquiétante crise économique et financière, avec l'incroyable engouement des
citoyens pour ces événements, rappellent la nécessité d'octroyer à
l'information toute la place qu'elle mérite dans la société moderne.
BFM
radio est un projet 100% infos et s'inscrit donc clairement dans ce regain
collectif pour l' « envie de savoir ! ».
Si
le scénario évoqué clairement par la presse se confirme dans les jours qui viennent,
à savoir la mise à l'écart de la candidature de BFM pour des considérations
purement politiques, nous redoutons la multiplication de réflexes
anti-démocratiques lors du prochain rendez-vous dans les urnes ! Ne
sous-estimons pas la portée de ce dossier…
Cet
appel s'adresse donc avant tout à vous, membres du Collège d'Autorisation et de
Contrôle du CSA. Ne ratez pas ce rendez-vous !