Je réponds plus en détail aux réactions, parfois ad hominem, que j'ai reçues concernant mon courrier dans LE VIF.
J'aborde
la question des DPPR, ensuite des plages horaires, pour continuer sur
le problème de payer plus les profs qui travaillent plus et je conclus
sur le fait que les budgets ne sont pas extensibles et que la qualité
n'est pas une question d'argent.
Je souhaite bien entendu avoir des réactions. je ne considère pas avoir raison, je donne mon avis...
2. Plages horaires
Nouvelle pomme de discorde.
A l'heure actuelle, chaque professeur peut se voir attribuer un certain nombre d'heures de cours, compris dans un plage. Par exemple en secondaire inférieur cette plage est de 22 à 24 heures de cours.
Rappelons, si besoin en était que ces heures de cours ne représentent qu'une partie des prestations de l'enseignant. Toutes les préparations, les corrections, les réunions, les pauses, les surveillances, les moments de discussion avec les collègues, le directeur, les lectures nécessaires pour son cours, l'organisation d'activités, se passent en dehors de ces heures prestées devant la classe.
Ces plages horaires avaient comme but à l'origine de permettre aux chefs d'établissement de mieux organiser la répartition des enseignants.
La perception est devenue tout autre. Les enseignants perçoivent le minimum de la plage comme étant les heures payées et les deux heures qui dépassent cette plage comme étant des heures supplémentaires gratuites.
De nouveau,
personnellement, je ne me battrai pas non plus pour donner les deux heures en plus pour atteindre mon « maximum »
Mais de nouveau, affirmer que
tous les profs travaillent aujourd'hui 40 ou 50 heures et qu'il leur est impossible de donner deux heures de plus ne reflète pas la réalité, loin de là.
Certains profs en effet travaillent plus de 40 heures par semaine. Non seulement parce qu'ils doivent préparer leurs cours, tâche rendue très difficile pour certains cours à cause de programmes flous et de l'absence de manuels de référence, mais aussi parce que certains profs passent du temps avec les élèves pour réexpliquer (gratuitement) la matière, pour aider certains élèves à comprendre leurs fautes, pour créer un journal de l'école, pour maintenir un site Internet, pour organiser des sorties, pour organiser des soirées, et plein d'autres activités qui ont impact indéniable sur la motivation des élèves et donc leurs résultats.
Plutôt que revendiquer le minimum de la plage horaire, ne serait-il pas préférable de faire en sorte que le travail inutile de recommencer chacun son cours n'existe plus? Ou encore de supprimer tout le travail administratif inutile?
Ne faut-il pas aussi reconnaître le travail pédagogique effectué en dehors des heures « de cours »? Est-il « juste » que le prof qui se limite à donner ses 22 heures de cours gagne la même chose, voire plus s'il est plus ancien, que le prof qui organise des activités pour les élèves, passe du temps le midi ou après les cours pour aider ses élèves, ou encore organise des activités pédagogiques?
Bien sûr, il est difficile de quantifier ces heures. Et il restera toujours une inégalité. Mais n'est-il pas temps d'au moins essayer de les diminuer?
Quant aux cours particuliers payants, il est un fait que ces cours existent. Ils ont été évalués à 200 millions d'euros (entre 200 et 500!).
Même si tous les profs (loin de là) ne donnent pas de cours particuliers, le fait que certains profs en donnent prouve en tout cas deux choses: pour certains profs il est tout à fait possible de donner 3 ou 4 heures de plus par semaine et le salaire de prof n'est pas assez élevé.
S'il est exact qu'il est difficile d'évaluer, pourquoi refuser d'essayer?
Tout a commencé par un courrier au VIF, que j'avais titré "Elèves de rêve ou prof de merde" en réaction au succès médiatique du livre "Prof de merde"Le Vif a "coupé" dans l'article, par manque de place, ce qui a eu comme cons
Suivi: Oct 18, 13:41