Réflexions sur l'ordonnance Fortis.
L'ordonnance du référé de Fortis restera certainement dans les annales comme "l'ordonnance Fortis".
Il est trop tôt pour affirmer que cette ordonnance ne sera pas réformée en appel. Cette ordonnance est en tout cas pleine d'enseignements.
1. "La présidente pouvait-elle faire autrement?"
Ainsi était titré l'édito de l'Echo du 19/11/08.
L'argumentation est sensée: le risque de faire plus de dégâts en suspendant la vente qu'en la laissant se conclure est réel, même s'il est loin d'être certain.
"Entre deux maux, il faut choisir le moindre" ? Ce serait plutôt du genre "Je préfère 100 criminels en liberté plutôt qu'un innocent en prison".
Nous pouvons en effet difficilement reprocher à la Présidente de choisir de ne pas suspendre la vente eu égard aux risques "d'une érosion de la base de la clientèle et des eépôts de Fortis Banque".
C'est donc un peu choisir de ne pas apporter un remède à un malade parce qu'il y a une chance sur 100 que ce remède lui soit fatal. On préfère donc ne pas appliquer le remède, même si le malade en soufrira.
2.Confusion cours de bourse, solvabilité de l'entreprise
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