Intervention en faveur des actionnaires de Fortis Group
Intervention en faveur des actionnaires de Fortis Group
date: 12 octobre 2008
L'État fédéral créera un fond auquel il affectera une partie de la plus-value éventuelle et des bénéfices qu'il tirera de sa participation dans BNP Paribas.
Dès l'entrée on parle d'un fonds (et non d'un fond, soit) auquel seule une partie de la plus value éventuelle sera affectée.
1) Ce fonds sera alimenté par l'Etat à concurrence de la différence entre le terme positif et le terme négatif, tous deux définis ci-après.
TERME POSITIF :
La valeur des actions BNP PARIBAS, restante à la date de référence, plus le montant déjà réalisé par l'état en raison de la vente de tout ou partie des actions BNP PARIBAS, étant donné que l'Etat gardera normalement ses actions jusqu'à cette date de référence, sauf circonstances exceptionnelles,
Contractuellement, l'Etat doit conserver les actions BNP au moins deux ans. S'ils vendent plus tôt, cela diminuera les intérêts.
Le risque est que l'Etat vende, vu des « circonstances exceptionnelles » plus tôt que 2014, avec une moins value ou encore avec comme résultat de ne pas pouvoir enregistrer la plus value ultérieure à leur vente.
augmentée
des dividendes nets auxquels l'Etat aura eu droit au plus tard à la date de référence.
BNP a l'habitude de distribuer de beaux dividendes.
Je suppose que ces dividendes porteront intérêts, ou, mieux, serviront à rembourser une partie de la dette. Je suppose aussi que le 2 % (voir plus loin) seront alors calculés sur le solde restant dû.
TERME NÉGATIF :
L'investissement total du gouvernement fédéral dans FORTIS, à savoir 9,4 milliards d'euros,
C'est bien la plus value qui est considérée.
auquel s'ajoute un taux d'intérêt de 4,11% par an (taux OLO 5 ans à la date du 10 octobre 2008)
Donc, taux fixe. Si le taux augmente, cela reste 4.11%, s'il diminue aussi.
ainsi qu'une prime de 2% par an,
Prime de risque. L'Etat considère que son investissement est à revenu fixe et calcule donc sa prime de risque
. augmenté de l'éventuelle perte supportée par l'Etat relativement à son intérêt dans le SPV de gestion du portefeuille des actifs structurés.
L'Etat prendra une participation dans ce « véhicule » dans lequel se trouveront les actifs à risque. Les informations sur la manière dont sera calculée la valeur de cesactifs ne sont pas encore disponibles.
Les actionnaires supporteront deux fois le risque de ce véhicule : d'abord parce que ce sera un des actifs principaux du holding, ensuite parce que le dividende de « consolation » sera amputé du risque que l'Etat prendra. Ce n'est pas équitable. De plus l'Etat prend une prime de risque de 2% et ensuite fait encore supporter le risque à l'actionnaire. Cela doit être l'un ou l'autre !
La date de référence est fixée à la date de l'assemblée générale du groupe BNP-Paribas décidant de la distribution des dividendes 2013.
Ne devrait pas avoir une trop grande influence : la valeur du coupon étant souvent égale à la différence de cours entre l'action avant coupon et après coupon.
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