les élèves qui sont dans des écoles dites « mixtes » réussissent mieux, qu'ils soient issus d'un milieu socio-économique dit « privilégié » ou non.
Revenons donc à l'influence de la catégorie socio-économique sur les résultats scolaires.
Les études montrent que la corrélation entre le milieu socio-économique et les résultats scolaires sont fortement corrélés. Il faut bien reconnaître que cette constatation ne permet pas en elle-même de trouver des solutions.
Il est difficile d'influencer le milieu socio-économique des élèves.
C'est d'ailleurs la raison pour lesquelles ces élèves ressentent très mal ces conclusions répétées à l'envi dans la presse. Que peuvent-ils y changer?
L'astuce vient alors d'une deuxième corrélation: les élèves qui sont dans des écoles dites «mixtes» réussissent mieux, qu'ils soient issus d'un milieu socio-économique dit «privilégié» ou non.
La démarche scientifique et le libre examinisme impliqueraient d'envisager trois hypothèses pour expliquer cette corrélation.
D'abord, est-ce un pur hasard? Si oui, augmenter la mixité dans les écoles reviendrait à diminuer la consommation de pétrole en espérant que la consommation d'hélium par le soleil diminuerait dans la même proportion.
Ensuite, l'hypothèse que la mixité et la réussite des élèves, même ceux qui sont «moins favorisés» sont deux conséquences de la même cause.
Par exemple que les écoles dont les professeurs dont plus motivés attirent plus d'élèves qui en veulent, ces élèves pouvant être de milieu dit favorisé ou non. Si l'on voulait que l'étude soit scientifique, il faudrait changer d'école au moins une centaine d'élèves et vérifier si les résultats de ces élèves sont modifiés parce qu'ils ne sont plus dans une école mixte et vice versa...et cela sans que ces élèves ne se rendent compte du changement, sinon les résultats seraient faussés. Par exemple parce que ces élèves ressentent très mal le changement, ou bien parce qu'ils sont motivés par le fait de faire partie d'une expérience...
Comme l'expérimentation n'est pas possible, un autre moyen existe, qui n'a jamais été utilisé: analyser les résultats qui sont éloignés de la moyenne en fait les résultats qui sont le moins corrélés). Par exemple les bons résultats dans une école non mixte ou les mauvais résultats dans une école mixte. Ou encore étudier pourquoi des élèves de milieu socio-économique défavorisé réussissent beaucoup mieux que des élèves dits «favorisés». Cela permettrait certainement de déceler de vrais facteurs de réussite...mais peut-être bien plus difficile à mettre en œuvre que des décrets diminuant la liberté individuelle...Et certainement moins visible.
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